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EN BREF
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Dans le monde du sport, certains parcours sont dignes de véritables épopées, comme celui de Stéphane Couton, un Rochefortais au courage exceptionnel. À 61 ans, ce compétiteur téméraire n’a pas laissé son insuffisance rénale le définir. Après avoir enduré des années de souffrances liées à la dialyse, Stéphane a trouvésur son chemin la renaissance grâce à une greffe. Avec une détermination inébranlable, il nous partage son incroyable histoire, marquée par le défi quotidien de ne pouvoir se contenter que d’un verre d’eau par jour, et son parcours vers l’excellence aux championnats d’Europe des transplantés.

Stéphane Couton, un Rochefortais au parcours inspirant, a surmonté des épreuves inimaginables dans sa lutte contre l’insuffisance rénale. Ancien professeur de mathématiques, il a subi une greffe en 2022 après cinq années de souffrances, dont trois à vivre avec une dialyse qui l’a privé de nombreuses joies du quotidien, y compris celle de boire plus d’un verre d’eau par jour. Sa récente performance lors des championnats d’Europe des transplantés témoigne de son incroyable détermination.
Un parcours difficile
Avant d’atteindre le sommet de son parcours sportif, Stéphane a dû faire face à une réalité particulièrement dure : l’insuffisance rénale. Diagnostiqué, il a passé des années à attendre un nouveau rein, vivant des moments difficiles, entre traitements et dialyse. « Ça filtre le sang mais ça enlève tout ce qu’on devrait garder », explique Stéphane, insistant sur l’impact destructeur de la dialyse sur son corps et sa qualité de vie. Pendant ces cinq années, il a dû composer avec des restrictions alimentaires drastiques et un quotidien devenu un véritable combat.
Un renouveau grâce à la greffe
Heureusement, la lumière est finalement apparue au bout du tunnel lorsque Stéphane a reçu un nouveau rein en septembre 2022. Cette greffe lui a permis non seulement de retrouver une certaine liberté, mais aussi de revivre et de redécouvrir des plaisirs simples. « J’ai eu le droit de boire, de manger normalement… avant, j’avais le droit à un verre d’eau par jour », raconte-t-il avec une pointe d’émotion, soulignant le contraste avec son ancienne vie. Pourtant, même après cette seconde chance, les défis ne faisaient que commencer.
Le défi sportif
Avec une volonté de fer, Stéphane ne se laissa pas abattre par les nouveaux défis qui se posaient à lui, notamment les traitements anti-rejet qui restreignent ses capacités physiques. Conscient de ses limites mais déterminé à montrer que l’on peut surmonter les obstacles, il s’est engagé dans des compétitions. Sa participation aux championnats d’Europe des transplantés à Arnhem, aux Pays-Bas, en est une belle illustration. « Moins vous bougez et plus vous aurez mal », le conseil de ses médecins résonnait alors dans son esprit et l’a propulsé vers l’avant.
Un exploit mémorable
Lors des championnats, Stéphane a étonné tout le monde en remportant non pas une, mais deux médailles de bronze, l’une en natation et l’autre aux fléchettes. « Il y a des gens qui font des scores proches des championnats de France », a-t-il déclaré, brisant ainsi les stéréotypes liés aux transplantés. Malgré un niveau de compétition élevé, Stéphane a réussi à prouver que l’endurance et la passion sont des alliées essentielles dans la vie, et particulièrement dans le domaine du sport.
Un message fort pour les transplantés
Au-delà de ses performances sportives, Stéphane porte un message important concernant la reconnaissance des transplantés dans le monde du sport. « On ne peut pas faire de compétition avec les valides à cause des médicaments. On est considéré comme dopé », souligne-t-il. Sa volonté de créer une section dédiée aux transplantés dans le milieu sportif témoigne de son engagement à changer la perception de la société sur ces athlètes qui, comme lui, luttent chaque jour pour surmonter leurs défis.
Un avenir prometteur
Aujourd’hui, Stéphane se prépare à rejoindre le club de natation Neptune de Rochefort, nourrissant l’ambition de poursuivre ses défis compétitifs. Il vise les championnats de France et du monde pour transplantés, qui auront lieu en 2027. Mais pour cela, il doit trouver des sponsors pour financer ses projets. Un petit investissement pour un homme qui incarne la victoire sur la vie et qui offre, par ses témoignages, une lueur d’espoir à ceux qui traversent des épreuves similaires.


